La clé de voûte de ce pont, c'est l'horlogerie. AES67 spécifie PTP version 2 (IEEE 1588-2008) comme référence temporelle partagée, et ce détail compte en pratique parce que le Dante classique a grandi sur PTPv1 — relier les deux mondes revient donc à amener délibérément tout le monde sur un profil PTP commun avec un seul grandmaster. Que le domaine d'horloge soit correct et l'audio circule tout simplement ; qu'il soit incorrect et l'on retrouve les mêmes clics et décrochages que pour toute autre faute de synchronisation, à cette différence près qu'ils apparaissent désormais à la frontière entre deux systèmes.
Sur le câble, les flux AES67 tournent typiquement à 48 kHz avec de petits temps de paquet autour de 1 ms, transportés en RTP, et ce même fondement sous-tend le volet audio de la vidéo IP broadcast, puisque SMPTE ST 2110-30 s'appuie directement sur AES67. La leçon à retenir, c'est que l'interopérabilité est quelque chose que l'on active puis que l'on vérifie — en faisant concorder la fréquence d'échantillonnage, le temps de paquet et le profil PTP — plutôt que quelque chose qui se produit tout seul au seul motif que deux systèmes déclarent tous deux parler AES67.
La règle
L'interop est d'abord un accord d'horloge : accorder le PTP avant de patcher.