C'est dans la latence que Dante révèle son intelligence. Elle est sélectionnable et faible, généralement configurée entre 0,25 et 5 millisecondes selon la taille du réseau et le nombre de switchs traversés par l'audio. Davantage de sauts et un réseau plus étendu imposent un réglage plus élevé pour rester sûr, tandis qu'un dispositif local restreint peut fonctionner très bas. Le point important est que ce budget de latence est fixe et déterministe — on connaît exactement le retard dont on dispose — et c'est cette prévisibilité qui rend un réseau à paquets utilisable pour l'audio live dès le départ.
La contrepartie de toute cette capacité est que Dante est un véritable réseau, et non une boîte magique que l'on branche et que l'on oublie. La congestion, un switch mal configuré, un problème d'IGMP ou un défaut d'horloge se manifesteront tous par des coupures et des clics. En le configurant de manière réfléchie — un switch managé, la bonne horloge, un réglage de latence pertinent — il est réellement d'une fiabilité à toute épreuve ; en le traitant comme du plug-and-play, il fera défaut au pire moment possible.
La règle
Un réseau défaillant casse un audio parfait.