Lorsqu'une installation dépasse ce que les liaisons DMX physiques peuvent confortablement acheminer, la commande lumière passe sur le réseau, tunnelisant de nombreux univers DMX512 à la fois sur de l'Ethernet ordinaire. Deux protocoles dominent ce domaine, et la différence entre eux tient surtout à leur capacité de montée en charge. Art-Net est le protocole historique, et il utilise traditionnellement le broadcast — envoyant chaque univers à chaque appareil du réseau. C'est simple, mais cela monte mal en charge, car le trafic broadcast atteint tout le monde, que ce soit nécessaire ou non. sACN, proprement Streaming ACN et normalisé sous la référence ANSI E1.31, utilise en revanche le multicast, de sorte qu'un nœud ne reçoit que les univers auxquels il s'est réellement abonné, et il ajoute des fonctionnalités véritablement utiles comme la priorité par source, qui permet à une console de secours de prendre le relais proprement.
Pour un grand système, la différence devient décisive. sACN en multicast, sur un switch managé qui effectue de l'IGMP snooping, maintient le trafic ciblé et le réseau paisible. De l'Art-Net en broadcast à la même échelle peut saturer les liaisons et provoquer de la latence, voire une perte pure et simple de données.
Quel que soit le protocole utilisé, les univers eux-mêmes se planifient délibérément — assignés, distribués aux bons nœuds, et maintenus sur un réseau propre, idéalement séparé des autres trafics. En résumé, les grandes installations s'appuient sur sACN, et les protocoles fondés sur le broadcast sont mieux réservés aux petites installations, où leur simplicité est un atout plutôt qu'un handicap.
La règle
Les grandes installations utilisent sACN — pas les protocoles broadcast.