Gestion de production et métier de terrain

La communication d'équipe

Un spectacle est mené par une équipe dont les membres, la plupart du temps, ne se voient pas les uns les autres, ce qui fait de la communication le tissu conjonctif qui tient l'ensemble. L'intercom filaire — qu'il soit partyline ou matriciel — assure aux postes essentiels un contact permanent et mains libres : le réalisateur, le régisseur de scène, l'audio, la lumière, la vidéo et les poursuiteurs restent tous reliés. Les ceintures HF étendent ce même réseau aux personnes qui ont besoin de se déplacer, et les radios couvrent l'équipe mobile au sens large, du montage à la sécurité en passant par la façade. Savoir à quel système et à quel canal appartient un message donné, c'est déjà la moitié du travail pour bien les utiliser.

Le protocole qui fait fonctionner les comms, c'est la discipline : rester bref, clair et ciblé. On nomme la personne appelée avant le message — « Poursuite 2, va au soliste » — pour que la bonne personne sache qu'elle doit écouter, on reste concis pour que le canal reste libre pour l'appel suivant, et on accuse réception pour que l'émetteur sache que le message est bien passé. Des canaux tenus à l'écart du bavardage inutile sont des canaux où l'appel critique passe au moment critique.

Une mauvaise communication n'est pas un désagrément mineur. Elle se traduit par des tops manqués, des consignes contradictoires et — autour de l'accroche et levage et de l'électricité en particulier — un véritable risque pour la sécurité. Tout le métier tient à cela : ne dire que ce qui compte, le dire clairement, et rendre évident à qui cela s'adresse.

La règle

Ne dire que ce qui compte.