Réseau AV et informatique

Les VLAN

Un VLAN, défini par la norme IEEE 802.1Q, découpe un même commutateur physique en plusieurs réseaux logiques qui ne peuvent pas se voir entre eux, alors même qu'ils partagent tous le même matériel. Cela permet de placer l'audio, la vidéo, la commande d'éclairage et l'administration chacun dans son propre VLAN, de sorte qu'un déluge de vidéo multicast ne puisse pas perturber l'horloge audio et qu'un appareil de commande bavard ne puisse pas déborder dans le chemin média. Chaque VLAN constitue son propre domaine de diffusion, ce qui confine proprement le trafic broadcast et multicast bruyant qui, autrement, submergerait chaque appareil d'un réseau à plat.

Lorsque des VLAN doivent circuler entre commutateurs, ils empruntent un même lien appelé trunk taggé. Ce câble unique transporte plusieurs VLAN à la fois, chaque paquet étant marqué par son identifiant de VLAN (VLAN ID) afin que le commutateur à l'autre bout puisse le trier de nouveau dans le bon réseau. Les appareils appartenant à un seul VLAN, quant à eux, se connectent à des ports « access » qui lui sont simplement affectés.

Bien menée, la segmentation transforme un réseau partagé imprévisible en un ensemble de voies séparées et disciplinées qui restent à l'écart les unes des autres. Faire l'impasse — placer audio, vidéo et commande tous à plat sur un même VLAN — et les différents types de trafic finissent par se disputer le même espace, ce qui est la recette classique de cette instabilité intermittente et exaspérante à tracer qui hante un réseau de spectacle chargé.

La règle

Séparer le trafic ou accepter la panne.