L'idée maîtresse, c'est la liaison symétrique. Une ligne symétrique transporte trois conducteurs — la masse, le point chaud (broche 2 sur un XLR, selon la norme AES14) et le point froid (broche 3) — et elle envoie l'audio sous forme de deux copies en miroir, l'une inversée. À l'autre bout, le récepteur en réinverse une et les additionne. Tout bruit capté par le câble en chemin s'est déposé de façon identique sur les deux fils : lors de leur combinaison, ce bruit s'annule de lui-même. Cette astuce, appelée réjection de mode commun, est ce qui permet à une ligne symétrique de courir sur des dizaines de mètres près des gradateurs et des moteurs sans ronfler. Le XLR est le standard pour l'audio micro et ligne en symétrique ; un jack TRS peut transporter un signal mono symétrique ou un signal stéréo asymétrique selon son câblage ; et le TS est toujours asymétrique, ce qui explique pourquoi ces câbles doivent rester courts.
Les micros statiques ont besoin d'être alimentés pour fonctionner, et cette alimentation remonte le long du même câble symétrique sous forme d'alimentation fantôme — +48 V (avec des variantes 12 V et 24 V) définie par la norme IEC 61938. Elle est sans danger pour les micros dynamiques, mais elle peut endommager un micro à ruban ancien si un câble est mal câblé : mieux vaut donc une seconde d'attention avant d'en patcher un.
Les connexions d'enceintes relèvent d'un autre monde. Elles transportent des ampères de courant plutôt que des millivolts de signal, et elles utilisent des connecteurs Speakon verrouillables précisément parce que les enjeux sont plus élevés. Elles ne sont jamais interchangeables avec les connecteurs de ligne — injecter la sortie d'un amplificateur dans une entrée ligne peut la détruire. Et sous-jacent à tout cela, le blindage est ce qui empêche d'emblée les interférences électromagnétiques de pénétrer dans le signal. Un câble bon marché et mal blindé ajoute un bruit que la console ne pourra jamais retirer : le câble fait donc partie de la chaîne du signal, ce n'est pas un détail secondaire.
La règle
Choisir le connecteur adapté au type de signal — pas celui qui s'emboîte.