Fondamentaux de l'audio

Les transducteurs de microphone

Le rôle d'un microphone est de convertir la pression acoustique en une tension électrique, et la méthode employée détermine tout de sa sonorité et de son comportement. Il existe trois familles qu'il vaut la peine de bien connaître.

Un microphone dynamique fonctionne comme un minuscule haut-parleur inversé : le son fait vibrer une membrane solidaire d'une bobine, et le déplacement de cette bobine dans un champ magnétique génère une tension. Comme le mécanisme est simple et robuste, les dynamiques ne nécessitent aucune alimentation, tolèrent la chaleur et les manipulations brutales, et encaissent d'énormes pressions acoustiques — bien au-delà de 140 dB SPL. C'est précisément pour cela qu'on les retrouve sur les caisses claires, les baffles de guitare et les voix puissantes.

Un microphone à condensateur est plus délicat et plus détaillé. Il détecte le déplacement d'une membrane chargée face à une électrode fixe, et il requiert une alimentation fantôme à la fois pour maintenir cette charge et pour alimenter un petit préamplificateur interne. En contrepartie, on obtient une sensibilité bien supérieure, une réponse plus rapide aux transitoires et un détail étendu dans les hautes fréquences. Le revers, c'est qu'il entend tout — la salle, les repisses et les bruits de manipulation compris — et exige donc davantage de soin dans le placement.

Un microphone à ruban suspend une fine feuille métallique ondulée entre des aimants. Il offre un haut du spectre doux et naturel, et capte naturellement selon un diagramme en figure de 8, entendant l'avant et l'arrière tout en rejetant les côtés. Les rubans sont fragiles et n'aiment pas les brusques souffles d'air, et de nombreux modèles anciens peuvent être détruits par l'alimentation fantôme, aussi convient-il de vérifier avant d'en patcher un. Un seul chiffre relie ces trois familles : la sensibilité, mesurée en millivolts par pascal. Un condensateur peut délivrer 20 mV/Pa là où un dynamique en donne 2 mV/Pa — un écart d'un facteur dix que l'on ressent immédiatement au moment de régler le gain du préampli.

La règle

Le choix du micro définit le son avant même que la console ne le voie.