Il existe une distinction qui piège presque tout le monde au début : les départs pré-fader et post-fader. Un départ pré-fader ignore totalement le fader de la voie ; le niveau qu'il envoie reste donc figé même lorsqu'on monte ou descend le mix de façade — exactement ce que l'on recherche pour le mix de retour d'un artiste, qui ne doit pas fluctuer pendant qu'on travaille la façade. Un départ post-fader suit le fader ; la quantité envoyée monte et descend avec la voie, ce que l'on recherche pour la réverbération et le delay afin que l'effet suive naturellement la source.
Le système de solo reprend exactement cette même logique. Le PFL, pre-fade listen, permet de contrôler l'entrée d'une voie quelle que soit la position de son fader ; l'AFL, after-fade listen, permet de l'entendre en contexte au sein du mix. Lorsque les départs sont mal routés, les symptômes sont prévisibles — un signal qui devrait être présent manque, une boucle de larsen apparaît, ou un mix de retour n'a plus aucun sens — et connaître cette topologie est ce qui permet de remonter de ces symptômes vers leurs causes.
La règle
Savoir où va le signal avant de l'y envoyer.