Cette comparaison fournit trois choses à lire. La magnitude, c'est l'équilibre tonal — les endroits où le système est brillant ou terne. La phase, c'est la relation temporelle en fonction de la fréquence, qui indique si les différentes parties du système arrivent ensemble. La cohérence est un indicateur de confiance : elle dit à quel point on peut se fier à la mesure à chaque fréquence, afin de ne pas courir après des valeurs qui ne sont en réalité que du bruit. Avec cette image sous les yeux, on égalise pour lisser les déséquilibres tonals grossiers vers une courbe cible de salle raisonnable, puis on aligne les temps d'arrivée pour que les sources s'additionnent au lieu de s'annuler.
Le délai est l'outil clé de cet alignement. On cale les caissons de basses par rapport aux enceintes principales pour que la zone de coupure (crossover) renforce au lieu de s'opposer, et on retarde les rappels et les enceintes réparties par rapport aux principales pour que toute la salle entende une attaque cohérente plutôt qu'un flou d'arrivées légèrement décalées. Tout cela se déroule avant le spectacle, sur une scène silencieuse, de sorte que lorsqu'on mixe enfin, on travaille sur un système neutre et prévisible où un mouvement de fader signifie exactement ce que l'on veut. Sauter le calage, c'est passer toute la soirée à lutter contre la salle au lieu de mixer le groupe.
La règle
Cale le système d'abord — le mix vient ensuite.