Les réglages qui déterminent si la dynamique aide ou nuit sont l'attaque et le relâchement (release), et tout est une question de timing. Une attaque rapide, d'une fraction de milliseconde à quelques millisecondes, verrouille les transitoires instantanément — utile pour le contrôle, mais réglée trop rapidement sur une caisse claire, elle peut ternir le claquement qui donne vie au tambour. Une attaque plus lente laisse passer l'impact initial puis rattrape le corps qui le suit. Le relâchement fixe la vitesse à laquelle le gain se rétablit ensuite : trop rapide et on entend un effet de pompage et de respiration entre les notes, trop lent et il reste verrouillé, étouffant tout ce qui vient après. Le knee (coude) adoucit ou durcit la façon dont l'effet s'engage autour du seuil, et le gain de compensation (makeup gain) restaure le niveau global perdu à force d'atténuer.
Utilisé avec parcimonie, quelques décibels de réduction de gain ajoutent du contrôle et soudent une source sans que personne ne s'en aperçoive. Poussé fort, le même processeur aplatit toute la vie d'une interprétation, et les artefacts — le pompage, les transitoires ternies — deviennent ce que l'on entend le plus fort dans le mix.
La règle
Contrôler la dynamique avec subtilité — des réglages excessifs sont audibles et destructeurs.