Fondamentaux de l'audio

Les systèmes de retour

Les retours existent pour que les artistes puissent s'entendre pendant qu'ils jouent, et ils comptent bien plus qu'il n'y paraît — un mix de retour bancal ruinera une prestation plus vite que n'importe quel problème dans la salle. Il existe deux grandes approches, chacune avec son caractère. Les wedges de sol projettent le son vers l'artiste depuis le plateau et partagent l'air avec des micros de chant ouverts, ce qui signifie qu'ils vivent à un cran de gain du larsen. Les oreillettes (in-ear) isolent l'artiste du plateau, lui offrent un mix constant où qu'il se déplace et font baisser le volume global sur scène — mais elles exigent un signal irréprochable et un équilibre soigné, car une coupure laisse soudain l'artiste sourd.

Maîtriser le larsen sur un wedge relève de la géométrie et de la retenue. On oriente le wedge dans le null (creux de directivité) du micro pour qu'il l'entende le moins possible, on garde son niveau uniquement aussi haut que réellement nécessaire, et avant le spectacle on "ring out" la salle — en poussant le départ de retour jusqu'à ce qu'il commence tout juste à accrocher, puis en réduisant cette fréquence avec une coupure d'EQ étroite. Faire cela sur les fréquences problématiques permet de gagner une marge utile.

Chaque artiste a besoin de son propre mix stable, adapté à ce qu'il doit réellement entendre, généralement sa propre voix ou son instrument, plus une référence rythmique comme la grosse caisse ou un click. Et l'ordre des priorités est clair : régler le plateau avant de toucher à la salle. Un groupe à l'aise joue mieux, tandis qu'un groupe qui court après un mauvais mix de retour ne s'installe jamais vraiment dans le spectacle.

La règle

Régler le mix du plateau avant de toucher à la salle.