L'égalisation est l'outil de sculpture principal. Un filtre passe-haut atténue l'énergie de basse fréquence des sources qui n'en ont pas besoin — voix, charleston, guitares acoustiques — afin qu'elles cessent de brouiller le bas du mixage, et une coupure étroite dégage de la place là où deux sources se percutent. Le panoramique offre une seconde dimension à part entière : en répartissant les sources dans le champ stéréo, deux éléments qui se combattaient une fois empilés au centre peuvent cohabiter sereinement dès lors qu'ils occupent des places différentes. Le niveau établit ensuite la hiérarchie, avec la voix et l'ancrage rythmique au premier plan et tout le reste en soutien en dessous.
L'ordre des opérations importe donc. En saisissant d'abord le fader, on court après sa propre queue ; en créant d'abord l'espace — par le filtrage, l'égalisation et le panoramique — puis en réglant le niveau, le mixage s'ouvre de lui-même.
La règle
C'est l'espace qui crée la clarté, pas le volume.