Lumière scénique et accroche

Fondamentaux de l'accroche

L'accroche et le levage placent des charges directement au-dessus de la tête des personnes, et c'est pourquoi toute la discipline repose sur des limites certifiées plutôt que sur l'appréciation. Le chiffre au cœur de tout cela est la charge maximale d'utilisation, ou CMU : la charge de rupture d'un composant divisée par un coefficient de sécurité, qui pour l'accroche en hauteur dans le spectacle vivant se situe couramment autour de 7:1 à 10:1. Autrement dit, la limite certifiée à laquelle on travaille intègre déjà une marge importante, et on charge jusqu'à cette CMU ou en dessous — jamais vers la charge de rupture elle-même.

Il importe aussi que les charges ne soient pas de simples poids statiques. Une charge statique reste immobile, mais une charge dynamique — un moteur en mouvement, un choc soudain lorsqu'un élément se tend brusquement, un artiste en vol — multiplie la force bien au-delà du poids au repos, et l'installation doit être certifiée pour ce pic et non pour la moyenne. Le truss possède ses propres valeurs certifiées, à la fois pour la portée et pour les charges ponctuelles : accrocher un projecteur lourd au milieu d'une portée, ou tendre une élingue de renvoi qui tire selon un angle faible, et la force réelle sur le matériel grimpe bien au-dessus du simple poids indiqué de l'équipement.

Chaque manille, élingue, moteur et crochet doit être certifié, à jour de contrôle, et inspecté avant d'être hissé, puis installé par des personnes compétentes pour le faire. La raison pour laquelle tout cela est si intransigeant est que l'accroche et le levage n'ont pas de panne mineure — soit ça tient, soit ça tue quelqu'un — et c'est précisément pour cela que tout ce qui se trouve en hauteur est certifié, sécurisé, puis vérifié une seconde fois.

La règle

Si c'est en hauteur, ce doit être certifié, sécurisé, et vérifié deux fois.