La fidélité avec laquelle une source restitue les couleurs se traduit par son IRC (CRI), ou par le TM-30, plus récent et plus complet — en somme une note évaluant la précision avec laquelle elle reproduit les couleurs par rapport à une lumière de référence. Une note élevée signifie que les rouges restent rouges et que la peau paraît naturelle ; un projecteur à faible IRC peut faire paraître un costume ou un visage subtilement faux sur scène, et nettement plus à la caméra, même lorsque sa valeur en kelvin est parfaitement juste. La température de couleur indique donc la teinte du blanc, mais l'IRC indique si l'on peut se fier aux couleurs éclairées par ce blanc.
La balance des blancs est la moitié caméra de la même conversation. On indique à la caméra à quoi ressemble le blanc sous l'éclairage en place, et elle reproduit correctement les neutres à partir de là. Une erreur de réglage et les teintes de peau comme le décor s'éloignent de la réalité. La leçon pratique, sur scène comme à la caméra, est que la cohérence prime sur l'exactitude absolue : une scène entière éclairée avec un blanc "faux" mais uniforme paraît tout à fait correcte à l'œil, alors qu'un mélange de sources à 3200 K et 5600 K dans un même plan ne pourra jamais être équilibré pour paraître juste.
La règle
Accorder toutes les sources avant d'en corriger une seule.