Un univers DMX compte exactement 512 canaux, que la norme appelle slots. Chaque appareil se voit attribuer une adresse de départ unique puis lit un bloc de canaux en comptant à partir de là — ce bloc constitue son empreinte. La conséquence est immédiate et physique : deux appareils partageant la même adresse de départ bougeront ensemble, que ce soit voulu ou non. Une trame complète de 512 canaux se rafraîchit environ 44 fois par seconde, ce qui est suffisamment rapide pour des fondus fluides mais constitue aussi un plafond strict sur le nombre de paramètres qu'un seul univers peut piloter en temps réel.
Deux règles physiques garantissent la fiabilité d'une ligne DMX. Câbler les appareils en une seule chaîne (daisy-chain) ne dépassant pas environ 32 charges unitaires par ligne, et utiliser un splitter amplifié lorsqu'il faut élargir ou dériver. Et poser un bouchon de terminaison 120 ohms tout à l'extrémité de la chaîne pour absorber le signal et l'empêcher de se réfléchir en remontant le câble. Omettre le bouchon ou dupliquer une adresse, et l'on obtient exactement les images fantômes et le scintillement qui ressemblent à un appareil défaillant mais qui sont en réalité un défaut sur la ligne de données. Il existe aussi une extension utile à connaître : le RDM (ANSI E1.20) ajoute une voie de retour sur le même fil, permettant de découvrir, d'adresser et d'interroger les appareils à distance au lieu de grimper jusqu'à chacun d'eux.
La règle
Un univers, une adresse par canal — aucun chevauchement.