Lumière scénique et accroche

Fondamentaux des projecteurs

Chaque projecteur existe pour façonner et diriger la lumière d'une manière particulière, et chaque famille excelle dans un domaine précis. Un PAR projette un wash large aux bords doux, avec très peu de contrôle sur sa forme — il est bon marché, puissant, et idéal pour les grands washes de couleur et les ambiances marquées où la précision n'est pas l'objectif. Un ellipsoïdal, aussi appelé découpe ou « leko », fait l'inverse : il produit un faisceau net et focalisable, que l'on peut couper au couteau pour obtenir une forme propre et dans lequel on peut insérer des gobos à motif, ce qui en fait l'outil de prédilection pour les faces serrées, le cadrage des décors et la projection de texture. Un Fresnel se situe entre les deux, offrant un wash aux bords doux que l'on peut élargir en flood ou resserrer en spot, ce qui en fait la source classique de lumière clé.

Les faisceaux se décrivent par deux angles, et il vaut la peine d'en connaître la différence. L'angle de faisceau correspond à l'endroit où la lumière est tombée à la moitié de son intensité au centre, et l'angle de champ, plus large, à l'endroit où elle est tombée à un dixième. Un faisceau étroit concentre la lumière pour la portée et la puissance, tandis qu'un faisceau large échange cette intensité contre de la couverture. Faire correspondre l'angle à la distance de projection est précisément le calcul que l'outil Beam / Photometric prend en charge.

Choisir le mauvais projecteur donne un résultat prévisible — de la lumière parasite là où l'on voulait du confinement, des bords doux là où il fallait une ligne nette, ou aucun contrôle là où la prise l'exigeait. Le choix est dicté par le travail à accomplir, qu'il s'agisse d'une couverture large, d'un bord net ou d'une texture projetée, plutôt que par ce qui traîne encore dans le camion.

La règle

Choisir le projecteur adapté au travail — pas celui qui est disponible.