La résolution est simplement le nombre de pixels de l'image. Le 1080p, c'est 1920 par 1080 pixels ; l'UHD, le format que l'on appelle vaguement « 4K », c'est 3840 par 2160 — quatre fois plus de pixels. Le piège, c'est que ces pixels supplémentaires ne sont utiles que si l'écran les possède réellement et que le signal les alimente en natif. Envoyer un signal de résolution inférieure vers un écran de haute résolution force une mise à l'échelle vers le haut pour remplir la dalle, et l'on perd la netteté que l'on croyait avoir payée. Le rapport d'image, c'est la forme de l'image. Le 16:9 est le standard actuel : envoyer une source quasi carrée en 4:3 dans un système 16:9 laisse des bandes noires latérales (pillarbox) — ou, si quelqu'un l'étire pour remplir, une image déformée. La fréquence d'images détermine le rendu du mouvement : 24 fps donne un aspect cinématographique, 25 et 30 sont des cadences courantes en diffusion, et 50 et 60 paraissent plus fluides tout en transportant deux fois plus de données.
Une subtilité de plus se cache au sein de la fréquence d'images. Chaque image peut être progressive, tracée d'un seul coup et étiquetée « p », ou entrelacée, tracée en lignes paires et impaires alternées et étiquetée « i ». Mélanger les deux impose une conversion appelée désentrelacement. Et cela mène à la règle qui, discrètement, évite la plupart des catastrophes le jour du spectacle : chaque appareil de la chaîne — source, mélangeur, scaler et écran — doit s'accorder sur la résolution, la fréquence d'images et le type de balayage. Dès que deux d'entre eux divergent, il faut convertir le signal, et chaque conversion coûte un peu de qualité et ajoute un peu de latence.
La règle
Un seul format pour tout le système — sans exception.