Mais faire correspondre la résolution ne suffit pas à lui seul. Pour une commutation réellement transparente — une coupure nette ou un fondu fluide sans la moindre perturbation — les entrées doivent aussi être synchronisées à la trame, c'est-à-dire que leurs trames individuelles commencent au même instant. Cette synchronisation est le rôle du genlock : un signal de référence partagé, distribué à chaque appareil pour qu'ils avancent tous au même pas, ou bien un synchroniseur de trames à l'intérieur du switcher qui met chaque entrée en mémoire tampon et la recale sur une horloge commune. Des entrées à la fois au même format et verrouillées à la trame transitionnent de manière invisible ; celles qui ne le sont pas en sont tout simplement incapables.
Il est également utile de retenir l'ordre fixe du chemin du signal : d'abord l'entrée, puis la mise à l'échelle, puis la commutation, puis la sortie. En gardant cet ordre à l'esprit, la plupart des plaintes du type « le switcher est instable » se ramènent à quelque chose de plus simple — une source qui tourne à la mauvaise fréquence, ou une source qui n'a jamais été genlockée. Le défaut se trouve généralement dans l'entrée non normalisée, et non dans le switcher lui-même.
La règle
Synchroniser chaque entrée avant qu'elle n'atteigne le switcher.