Le HDMI est partout sur le matériel grand public, les ordinateurs portables et les systèmes de présentation, et pour un usage occasionnel il est merveilleusement simple. Dans une installation en direct, en revanche, c'est le maillon fragile. Chaque fois qu'il se connecte, il négocie une poignée de main — échange d'informations EDID et souvent de clés de chiffrement HDCP — il ne dispose d'aucun connecteur verrouillable pour éviter d'être débranché par accident, et les liaisons en câble passif deviennent peu fiables au-delà d'environ 5 à 15 mètres selon la résolution. Il convient parfaitement à un ordinateur portable posé sur un pupitre ; il constitue un risque pour tout ce dont le spectacle dépend. Le SDI relève de la philosophie inverse. Conçu pour la diffusion (broadcast), il circule sur un câble coaxial 75 ohms doté de connecteurs BNC verrouillables et transporte la vidéo de façon fiable sur de longues distances — de l'ordre de 100 mètres en HD. Ses débits de données sont normalisés et prévisibles : le HD-SDI (SMPTE ST 292) est d'environ 1,485 Gbps, et le 3G-SDI (ST 424) d'environ 2,97 Gbps pour du 1080p60, avec des variantes 6G et 12G pour la 4K. Il se verrouille en place et fonctionne tout simplement, ce qui explique pourquoi les chaînes de signal critiques reposent sur lui.
Le DisplayPort est la troisième option. Il offre une très grande bande passante et constitue le choix naturel pour piloter des écrans informatiques haute résolution et des processeurs de mur de LED, mais il vit surtout dans le monde informatique plutôt que dans celui du signal en direct. En résumé, la leçon consiste à adapter le support de transport aux conséquences : le SDI là où une coupure serait inacceptable, et le HDMI là où la commodité l'emporte et où une solution de secours est prête.
La règle
Les chaînes de signal critiques utilisent le SDI — pas le HDMI.