La seconde technique est le projection mapping, qui déforme l'image pour l'ajuster à une surface qui n'est pas un écran plat — un élément de décor, un mur courbe, la façade d'un bâtiment — de sorte que le contenu tombe exactement là où il le doit. Point crucial : la déformation est la dernière étape, appliquée par-dessus des projecteurs déjà bien positionnés.
Sous ces deux techniques repose le même principe : l'alignement est d'abord physique, ensuite logiciel. Aucune déformation ni aucun fondu ne rattrape des projecteurs seulement grossièrement pointés. On les empile et on les fait se recouvrir mécaniquement, on accorde leur luminosité et leur colorimétrie (les lampes vieillissent et le gain dérive, si bien que deux projecteurs s'accordent rarement d'origine), et c'est seulement ensuite qu'on procède au fondu et à la déformation. Une paire bien accordée se lit comme un seul écran continu ; une paire mal accordée ressemble toujours à deux projecteurs qui prétendent n'en faire qu'un.
La règle
L'alignement d'abord, le logiciel ensuite.