Systèmes vidéo et projection

Les murs LED

Un mur LED est constitué de dalles modulaires, et sa caractéristique la plus importante est son pas de pixel (pitch) : la distance en millimètres entre une LED et la suivante. Un pas de 2,6 mm resserre les pixels pour une vision de près, tandis qu'un pas de 10 mm est grossier mais parfaitement acceptable à distance. Une règle empirique commode veut que la distance minimale de vision confortable en mètres corresponde à peu près au pas en millimètres — soit environ 2,6 mètres pour un mur en 2,6 mm. En s'approchant davantage, on commence à distinguer les pixels individuels.

Derrière le mur se trouve un processeur, parfois scindé en un émetteur et un jeu de cartes réceptrices, dont le rôle est de mapper la vidéo entrante sur l'agencement physique des dalles, en gérant au passage la résolution, la couleur et la synchronisation d'images. Lorsque ce mapping est mal configuré, l'image se déchire, se répète ou se brouille à travers les dalles — la configuration du processeur est donc tout aussi importante que les dalles elles-mêmes.

Une caractéristique des murs LED mérite d'être signalée car elle prend souvent au dépourvu : ils sont bien plus lumineux que la projection, souvent entre 1000 et 5000 nits. En intérieur, cette luminosité doit être fortement réduite, à la fois pour éviter d'écraser la salle et pour ne pas éblouir les caméras. Et à la caméra s'ajoute une subtilité supplémentaire : la luminosité du mur, sa fréquence de balayage et l'obturateur de la caméra doivent tous être coordonnés, faute de quoi le mur affiche des bandes et un scintillement à l'écran. C'est précisément ce problème de synchronisation que l'outil Camera / LED Sync est conçu pour résoudre.

La règle

Choisir le pas de pixel selon la distance de vision, pas selon le budget.