Timecode et synchronisation du spectacle
Quand un spectacle doit se répéter à l'identique — bandes son, lumière minutée, vidéo et effets verrouillés ensemble — une seule horloge maître entraîne tout le monde via le timecode. Le SMPTE LTC (linear timecode, un signal de type audio porté sur un câble) et le MTC (MIDI timecode) comptent tous deux en heures:minutes:secondes:images, et chaque département suit cette même horloge qui défile, pour que chaque cue se déclenche exactement au même instant à chaque représentation, au lieu de dépendre d'une main qui appuie sur GO.
Le timecode ne tient un spectacle ensemble que si tout le monde s'accorde sur les détails. La cadence doit être identique sur tout le système — 24, 25, 29,97 ou 30 — et le drop-frame ou non-drop doit concorder, sinon des départements partis synchrones dérivent au fil d'un long show. Le genlock est la discipline apparentée côté vidéo : verrouiller chaque appareil vidéo sur une référence commune (black burst ou synchro tri-level) pour que leurs trames soient physiquement en phase et les coupures propres. Les deux répondent à des questions différentes — le timecode dit QUAND un cue arrive, le genlock dit que les trames elles-mêmes sont alignées — et un gros show a généralement besoin des deux.
Le compromis, c'est la répétabilité contre la souplesse. Le timecode donne un spectacle qui tourne à l'identique chaque soir, exactement ce dont une séquence produite au cordeau a besoin — et exactement ce qu'un meneur live ne peut pas avoir, car l'horloge n'attend pas un moment tenu. Les shows hybrides passent donc en timecode pour les séquences musicales ou vidéo verrouillées et rendent la main à un meneur pour les parties qui doivent respirer. Il faut décider tôt qui est maître — qui génère l'horloge et qui la suit — car deux appareils convaincus chacun d'être le maître, c'est un spectacle qui se combat lui-même.
Une horloge maître, une cadence — tout le monde suit, personne ne devine.