La densité se gère activement plutôt qu'elle ne se règle une fois pour toutes. Trop peu et les faisceaux disparaissent purement et simplement ; trop et la scène se noie dans le brouillard, les lignes de vue s'effacent et la brume aplatit le contraste même qu'elle était censée renforcer. Un débit important a aussi des conséquences hors scène : il peut déclencher les détecteurs de fumée, ce qui impose une coordination avec la salle et son système incendie, et il affecte l'air que respirent les artistes et les équipes toute la soirée, raison pour laquelle on emploie le minimum permettant d'obtenir l'effet recherché.
L'idée directrice est simple. Le rôle de l'atmosphère est de rendre la lumière visible, non de remplir la salle de fumée. Elle est là au service des faisceaux, et dès l'instant où elle se met à masquer le spectacle au lieu de le révéler, c'est qu'on en a mis trop.
La règle
L'atmosphère met la lumière en valeur — elle ne doit pas la masquer.