Lumière scénique et accroche

Photométrie : lux, lumens et angle de faisceau

L'éclairage possède son propre vocabulaire de mesure, et bien maîtriser les unités est ce qui permet de prédire si un projecteur fera réellement le travail avant même de l'accrocher. Trois grandeurs concentrent l'essentiel de l'enjeu. Le lumen mesure la quantité totale de lumière visible qu'une source émet dans toutes les directions — son flux brut. La candela mesure l'intensité lumineuse dans une direction particulière, ce que concentre un faisceau focalisé. Et le lux mesure l'éclairement, la lumière qui atteint effectivement une surface, défini comme un lumen réparti sur un mètre carré.

La relation entre ces grandeurs est régie par la même loi en carré inverse qui gouverne la propagation du son. L'éclairement décroît avec le carré de la distance : ainsi, un projecteur qui délivre 1000 lux à 5 mètres n'en fournit plus que le quart — 250 lux — à 10 mètres, car la même lumière se répartit désormais sur une surface quatre fois plus grande. C'est pourquoi la distance de projection compte autant que le flux brut, et pourquoi un projecteur puissant placé loin peut éclairer le sujet plus faiblement qu'un modèle modeste placé de près.

L'angle de faisceau relie tout cela. L'angle de faisceau d'un projecteur est le cône dans lequel l'intensité reste supérieure à la moitié de sa valeur centrale, et il fixe le compromis entre couverture et puissance : un faisceau étroit concentre les candelas en une tache serrée et lumineuse, tandis qu'un faisceau large répartit les mêmes lumens de façon diffuse sur une grande surface. En combinant les trois — flux, distance et angle de faisceau — on peut prédire le diamètre et la luminosité de la tache qu'un projecteur va projeter, ce que l'outil Beam / Photometric calcule précisément.

La règle

Les lumens sont le flux émis, le lux ce qui atteint la surface — c'est la distance qui fait la différence.